MASSAGES HOT: ALCHIMIE DU SEXE ET DE L'AMOUR

Dans les contacts que j'ai avec les couples je m'apercois que beaucoup doutent du point " G" , et meme parfois des médecins , (ce qui est un comble) en le qualifiant de mythe . Sans remonter jusqu'a pratiques sexuelles sacrées de l'inde dravinienne  , il y plus de 4000 ans chez qui ce point etaient tout à fait connu voici une petit récapitulatif historique ,de la science moderne pour ceux qui n'accordent foi qu'aux scientifiques.En ce qui me concerne  et par ce que j'ai constaté , si toute  les femmes ne sont pas egales a ce niveau , je n'en connais pas chez qui l'eveil à ce niveau se soit montré stérile

Controverse sur le point G : 1ère partie   I - UN PEU D'HISTOIRE

Le terme "point G" ou "point de GRAFENBERG" se réfère à une petite mais très sensible zone située sur la face antérieure du vagin à environ 2 à 3 cm de son entrée.

Sa stimulation est censée produire une réaction sexuelle intense accompagnée de puissants orgasmes.

Point G

L'expression "point G" a été donnée par ADDIEGO en 1981 en hommage aux travaux du docteur GRAFENBERG, gynécologue obstétricien allemand, qui, disait-il, avait été le premier à évoquer l'existence de cette zone dès 1950.

La notion de "point G" devint rapidement populaire après la publication aux États-Unis en 1982 du livre pour grand-public d'Alice LADAS, Beverly WHIPPLE, et John PERRY "Le point G et autres récentes découvertes sur la sexualité humaine" ("The G-Spot and other discoveries about human sexuality") toujours commercialisé aux USA.

En 1989, DAVIDSON publie les résultats d'un questionnaire adressé par voie postale à 2350 femmes professionnelles de santé américaines et canadiennes.

Les réponses montrent que l'existence du point G est largement connue et acceptée (84% des réponses) tout au moins par ce groupe particulier de femmes.

Par la suite la plupart des livres parlant de sexualité reprirent cette notion comme une évidence et finirent de la populariser y compris parmi les sexologues eux-mêmes.

II - LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES

Devant cette large acceptation l'on pourrait penser qu'il existe une grande quantité de travaux confirmant l'existence de cette structure, en précisant sa localisation, son mode de fonctionnement, ses pathologies, etc.

En fait, il n'en est rien et les études de qualité sont rares pour ne pas dire moins.

Deux types différents de recherches ont été réalisés sur le point G :

  1. analyse portant sur la réaction sexuelle à la stimulation de cette zone
  2. études portant sur l'éjaculation féminine

En effet, il existe une relation entre l'éjaculation féminine et le point G dans la mesure où les deux concepts sont mélangés dans la littérature sexuelle populaire et que certains auteurs scientifiques confondent la présence de glandes pouvant entraîner l'éjaculation féminine et le point G.

Dès maintenant la plus grande prudence s'impose face aux répercussions négatives possibles de certains concepts physio-pathologiques mal établis.

Ainsi, pour FREUD, le clitoris n'est qu'un ersatz de pénis, auquel la femme se doit de renoncer lors de l'accession à sa sexualité d'adulte.

Cette idée, aujourd'hui récusée, a entraîné des milliers de femmes à suivre les thèses de Marie BONAPARTE et à se faire mutiler.

Marie BONAPARTE

Cette égérie de FREUD faisait la promotion de l'intervention chirurgicale dite de "fixation clitoridienne" réalisée entre autres par le célèbre Professeur HALBAN.

Cette opération basée sur la section du ligament suspenseur clitoridien rapprochait le clitoris de l'entrée du vagin et était ainsi censée autoriser l'accès au seul véritable orgasme de la femme "adulte" c'est à dire vaginal...

                           Controverse sur le point G : 2ème partieAprès avoir rappelé l'histoire du point G dans une 1 ère partie nous allons maintenant détailler les données scientifiques à notre disposition et qui appuient ce concept. 

Nous allons analyser les études sur volontaires sains et parler du phénomène de l'éjaculation féminine qui sert à certains pour justifier la réalité du point G.

II - ANALYSE DE LA RÉACTION SEXUELLE Les études disponibles sont toutes anecdotiques (1 seul cas par exemple dans une publication de 1981) ou ne dépassent pas les quelques volontaires (11 cas avec 4 point G retrouvés en 1983 dans une autre étude soit 35% seulement des sujets).

Les conclusions de ces enquêtes sont donc difficilement acceptables en l'état d'autant qu'il s'agit d'études expérimentales réalisées en laboratoire sur des individus volontaires pour se masturber ou se laisser masturber par l'opérateur.

Nous ne savons rien sur la procédure de recrutement de ces patientes (rémunération, professionnelles du sexe, etc) qui peuvent être suspectés, sans jugement de valeur, de présenter une sexualité particulière.

L'extrapolation à la population générale doit donc être prudente et nuancée.

Dans le cadre d'une procédure de recherche scientifique, ces publications servent juste à formuler des hypothèses qui seront ou non confirmées secondairement par des études de grande envergure réalisées dans plusieurs centres de recherche indépendants les uns des autres.

Pour le point G, nous sommes loin de cet idéal.

Par exemple l'étude de 1981 (1 sujet), de 1983 (11 sujet) et les cas cités dans le livre "The G-Spot and other discoveries about human sexuality" ont été publiés par la même équipe (WHIPPLE et PERRY).

Aucune de ces études n'arrive à convaincre qu'il existe réellement une zone vaginale très ponctuelle, fréquemment retrouvée, et qui entraînerait une sensation sexuelle intense.

Bien au contraire, il semblerait que toute stimulation vaginale quel qu'en soit le lieu, correctement administrée et dans le bon contexte soit capable de déclencher une réaction sexuelle.

On peut même penser que le corps féminin contient des centaines de zones érogènes qui correctement stimulées (cou, nuque, mamelon, lobe de l'oreille, etc) peuvent permettre d'atteindre l'orgasme sans qu'il y ait réellement présence d'un organe dévolu à cette fonction.

A noter que GRAFENBERG lui-même dans sa publication originelle de 1950 ne parle pas particulièrement de l'existence d'une zone ponctuelle orgasmique vaginale.

Sa publication portait sur le comportement sexuel de certaines de ses patientes qui se procuraient des orgasmes en s'introduisant des aiguilles à chapeau dans l'urètre.

Il en avait conclu que l'urètre pouvait être une zone érogène chez certaines femmes sans y voir là la possibilité d'un point orgasmique particulier et universellement répandu.

Comment des lecteurs ultérieurs ont pu transformer cette simple description clinique d'un comportement sexuel un peu déviant en "point G" n'est pas clair.

Bref, les études cliniques, de modestes qualités statistiques, peinent à confirmer l'existence d'un point orgasmique vaginal.

Point G  Controverse sur le point G : 3ème partie  I - INTRODUCTION A LA 3EME PARTIE Cette 3ème et dernière partie va présenter les données anatomiques obtenues par études, sur pièces opératoires ou par l'imagerie médicale et qui pourraient confirmer la réalité du point G. II - LES DONNEES ANATOMIQUES Elles existent trois sortes de données anatomiques qui pourraient avoir une relation avec le point G :
  • la prostate féminine
  • les corps érectiles
  • l'innervation vaginale

1) les glandes de SKENE ou prostate féminine

Il est connu de longue date qu'il existe deux glandes de petites tailles qui s'abouchent de part et d'autres du méat urétral appelées glandes de SKENES.

skeneMais, on a découvert récemment qu'il existait un réseau glandulaire en réalité beaucoup plus étendu qu'on ne le pensait initialement et réparti autour et tout le long de l'urètre.

Sa structure histologique semble proche de celle de la prostate masculine.

Certains auteurs proposent d'ailleurs d'appeler ce tissu "prostate féminine" en lieu et place de l'ancien nom "glandes de Skène".

Cette idée paraît pour certains aussi ridicule que d'appeler un clitoris un pénis féminin.

Bien évidemment, il est tout à fait possible que cette prostate soit à l'origine de l'éjaculat féminin.

Cependant il y a plusieurs éléments à l'encontre d'une localisation du point G au niveau de cette structure anatomique :

  • ces glandes ne sont pas présentes chez toutes les femmes
  • elles sont diffuses et non localisées en une zone précise
  • l'éjaculation ne se résume pas à la production d'un peu de sécrétion par une structure glandulaire mais bel et bien par l'émission saccadée de liquide qui nécessite un appareil musculaire adapté
  • le tissu prostatique n'est pas une zone particulièrement érogène

2) le tissu érectile vulvo-vaginal

Des études anatomiques récentes ont confirmé la présence de tissu érectile au niveau de la partie inférieure de l'urètre et du vagin.

Cette érection serait objectivable par échographie, toujours sur de petites séries de volontaires, pendant la stimulation sexuelle.

Mais, comme pour la prostate féminine, la situation de ce tissu érectile ne correspond pas à celle du point G et ne constitue pas en lui-même une zone érogène.

3) l'innervation

Aucune étude anatomique et tissulaire n'a retrouvé le réseau de nerfs et de récepteurs sensoriels indispensable au fonctionnement d'une zone érogène comme c'est le cas pour le gland du pénis ou du clitoris.

Mar 29 nov 2005 1 commentaire
il y en aura toujours qui douteront meme quand on leur mets le doigts dessus
almonds - le 25/02/2008 à 15h01